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Le développement

René Mercier

Le premier avril 1911, René Mercier remplace Léon Goulette à la tête du journal. Homme d’expérience, c’est avant tout un patron de presse, qui voit les choses en professionnel. Il écrit souvent, signe deux à trois éditoriaux par semaine, et donne l’impression d’une discussion à bâton rompus avec ses lecteurs. La consolidation de la république est son principal souci. Il est laïc, et profondément libéral.

René Mercier à tout de suite jugé utile l’ouverture d’une agence à Paris ; c’est indispensable pour recueillir à la source les informations politiques, les annonces, et publicités, dont il  à deviné l’essor : bientôt, les bénéfices qu’elle dégage va permettre l’autofinancement du journal.

 

 

Sélection d'images extraites du numéro de l'Est républicain du 01 janvier 1914

La direction

Un nouveau siège

Les années 1911 à 1914 sont décisives. En 1911, L’Est tire à 21000 exemplaires répartis en trois éditions. L’une des premières tâches de René Mercier va être d’organiser l’installation du nouveau siège. A sa naissance, l’Est avait installé sa rédaction à Nancy, rue Saint-Dizier, dans des locaux devenus rapidement incommodes et exigus. Le matériel est à bout de souffle. Finalement, un terrain est acheté à la Compagnie de l’Est, à l’angle du faubourg Saint-Jean. En mars 1913, la rédaction s’installe dans un « hôtel de grande allure », construit en un an seulement par l’architecte Le Bourgeois, d’un style déjà moderne et qui subit encore l’influence de l’Ecole de Nancy.

Parallèlement, René Mercier a acquis du matériel neuf. La nouvelle rotative, dont la vitesse commerciale est de 20 000 exemplaires à l’heure permet d’accroître le nombre de pages et d’éditions sans augmenter le prix. L’Est républicain se place désormais bien au dessus de ses concurrents.

 

 

Sélection d'images extraites du numéro de l'Est républicain du 01 janvier 1914

La construction du nouveau siège

Le renforcement

René Mercier modernise son journal. Il allège la présentation, améliore la disposition, introduit discrètement la photographie. L’Est passe de trois à six éditions et se lance ainsi dans la conquête des départements voisins des Vosges et de la Meuse. En quelques mois, de nouvelles rubriques apparaissent : mode, bulletin industriel, pages agricoles,…

Mercier recrute de jeunes journalistes, de nouveaux collaborateurs, et accroît le nombre de correspondants.

Placé à la frontière franco-allemande, L’Est à toujours eu une orientation nationale. Désormais les polémiques ne sont plus de mise. L’Est marche main dans la main avec le préfet, Poincaré a le soutien de la Lorraine. Jusqu’en 1914, L’Est va rester à gauche, tout en se montrant sévère avec les pacifistes et les antimilitaristes.

Sélection d'images extraites du numéro de l'Est républicain du 01 janvier 1914

Le nouveau siège du journal faubourg Saint-Jean

Le développement