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Les années de guerre

Un journal patriote

C’est en maintenant cet idéal patriotique que L’Est Républicain suit la situation internationale, notamment les relations franco allemandes. Malgré le climat tendu à la frontière, et les incidents qui éclatent dans toute la région, le quotidien essaie de ne pas grossir les évènements. A l’été 1914, il règne à Nancy une ambiance calme et sereine, qui masque à peine le sentiment d’attente que partage la population. L’annonce de la guerre n’étonne personne.

En 1914 la déclaration de guerre vide la rédaction, les bureaux et les ateliers d’une grande partie du personnel. Nancy se trouve bientôt en pleine zone de combats. La censure militaire exerce un contrôle implacable sur le contenu de l’information, et les communications avec Paris sont menacées. Le journal continue pourtant de paraître, parfois sur une simple feuille recto verso. René Mercier, resté à Nancy, va jouer un rôle important pendant la bataille du Grand Couronné, notamment en contribuant à maintenir le moral de la population quand celui-ci est au plus bas, comme lorsqu’on envisage d’évacuer la ville en 1918.

Détail de l'annonce de la déclaration de guerre à Nancy
Annonce de la déclaration de guerre

Le désastre

 

Dans la nuit du 26 au 27 février 1918, l’imprimerie est bombardée, les rotatives sont ensevelies sous les gravats. Malgré tout, un numéro exceptionnel d’une seule page imprimée au recto et blanche au verso, sortira des rotatives.

Le quotidien s’est toujours battu contre la censure dont il faisait l’objet. Nancy ne se situait qu’à une quinzaine de kilomètres du front, dans une région envahie, mais L’Est Républicain s’est placé avec conviction sur la ligne défendue par Poincaré et y restera fidèle jusqu’à la fin de la guerre.

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